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LA LIGNE DE CHEMIN DE FER JONZAC – ARCHIAC

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•Au XIX° Siècle, avec le développement du réseau de chemins de fer, les habitants de Jonzac ainsi que ceux de Réaux réclament par l’intermédiaires de leurs conseils municipaux l’ouverture d’une ligne de « Chemins de Fer Economiques Départementaux » , ( construits par le Conseil Général ), reliant Jonzac «Ville marché », desservie depuis 1870 et devenue nœud ferroviaire,  à Archiac . Celle-ci , sur un tracé de 21 km en une voie unique d’un mètre de large, est la dernière obtenue, Archiac ayant été reliée d’abord à Pons, Barbezieux et Cognac ! ( voir carte).

•Après de multiples démarches des communes de Jonzac et de Réaux entre 1895 et 1910, exposant des arguments variés ( richesse locale , peuplement dense , débouchés des produits agricoles …) et des tractations sur le parcours et l’emplacement des gares et arrêts, l’avant projet est exposé en 1907. Les Jonzacais y voient un afflux de clients potentiels aux foires et marchés locaux, tandis que les habitants de Réaux pourront exporter la production des minoteries de la vallée du Trèfle ou celle des vignobles du cru
 
En 1909, alors que les travaux ont commencé, la vitesse du « Tramway » de liaison est fixé à 30 km/h .
La ligne est inaugurée en 1914 .
Durant le Guerre de 14 18, les trams ne fonctionnent que les mardi jeudi et samedi , ce qui gêne le commerce local, le marché de Jonzac étant le vendredi .

•Dès 1925 , le maintien de la ligne est mis en cause, mais la ligne est finalement maintenue en service jusqu’en 1938 malgré le déficit lié à la concurrence de l’automobile en plein essor .

•Finalement ce sont les Allemands qui lui portent le coup de grâce en enlevant les rails pour récupérer le métal durant le Second conflit Mondial .
• Vous êtes à l’entrée de la percée qui permettait à la ligne de traverser ce bois
 
• La « Gare de Champagnac » se trouve toujours le long de la D 2 Jonzac – Barbezieux sur le  versant opposé de ce coteau
 
• Une trouée encore visible dans les vignes à quelques centaines de mètres : « le canyon » permettait d’atténuer le dénivelé pour faciliter  l’ascension du « Tram »

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